Les plus beaux phares et tours de l’île d’Elbe

Introduction et rôle de l’Hôtel Giardino

Le guide a été rédigé par l’équipe de l’Hôtel Giardino, un établissement familial situé dans le parc de pins du golfe de Lacona. L’hôtel se trouve à quelques pas de la grande plage de sable de Lacona et dispose d’un parc de 30 000 m² ; sa position centrale permet de rejoindre en 10–15 minutes Portoferraio, Capoliveri, Porto Azzurro ou Marina di Campo . Les auteurs expliquent que le texte résume des années de lectures et de balades autour des phares et des tours côtières. Ils y proposent un itinéraire détaillé avec questions‑réponses, anecdotes et conseils pratiques pour ceux qui veulent séjourner au moins une semaine . L’Hôtel Giardino est présenté comme un camp de base idéal : il offre un accès direct à la plage, des chambres simples mais climatisées, un parking ombragé, la location de vélos, des billets de ferry à tarif réduit et une ambiance conviviale .

Aperçu historique et géographique

Avant de décrire chaque phare, le guide rappelle que l’île d’Elbe est la plus grande du parc de l’archipel toscan (224 km²) et compte environ 35 000 habitants . Longue d’environ 30 km, elle est orientée est‑ouest : la côte nord est escarpée tandis que la côte sud, où se situe Lacona, possède de grandes plages de sable et des collines couvertes de maquis . Le phare vient du mot pharos et les phares d’Elbe témoignent de l’évolution des techniques d’éclairage et des événements politiques et militaires . Des tours côtières édifiées par les Médecis, les Espagnols ou les Lorrains servaient à la défense et abritent parfois un feu ou un poste sémaphorique .

Phare de Forte Stella (Portoferraio)

Construit dans la forteresse médicéenne de Portoferraio, le premier lanterneau date de 1788‑1789 et l’actuel phare circulaire en pierre de 25 m de haut date de 1915 . Sa lanterne, située à 63 m d’altitude, envoie trois éclats blancs toutes les 14 secondes et un feu rouge fixe pour signaler le haut‑fond de Capo Bianco . Le phare est automatisé et contrôlé à distance . Depuis Lacona, on peut rejoindre Portoferraio en 15 minutes puis gravir la forteresse ; le phare lui‑même ne se visite pas, mais la terrasse offre une belle vue .

Phare de Palmaiola

Le phare de Palmaiola est perché sur un îlot situé dans le canal entre Piombino et Elbe. Édifié en 1844 sur une ancienne tour médicéenne, il possède une tour de 14 m ; la lumière est à 105 m grâce au relief conique de l’îlot . Il émet un éclat blanc toutes les 5 secondes et fonctionne aujourd’hui à l’énergie solaire . L’îlot n’est pas habité et l’accès est interdit : on l’admire depuis un bateau ou depuis le ferry entre Piombino et Portoferraio . Une légende raconte que des moines ermites cultivaient des palmiers ici, d’où le nom Palmaiola .

Phare de Punta Polveraia (Patresi)

Situé à l’extrémité occidentale de l’île près du village de Patresi, ce phare construit en 1909 est une tour octogonale blanche de 10 m ; la lumière se trouve à 52 m au-dessus de la mer et envoie trois éclats blancs toutes les 15 secondes . On y accède en 40 minutes de route depuis Lacona en suivant la côte occidentale ; un court sentier mène jusqu’à la clôture du site militaire qui n’est pas visitable . Le site offre des vues grandioses sur la Corse et les îles de Capraia et Gorgona et les couchers de soleil sont particulièrement spectaculaires .

Phare de Capo Focardo

Le phare de Capo Focardo est intégré au fort espagnol du XVIIᵉ siècle qui ferme le golfe de Porto Azzurro. La tour octogonale de 13 m, installée en 1863, se situe à 32 m au-dessus de la mer et projette trois éclats blancs toutes les 15 secondes . Construite en calcaire rose, elle se fond dans les murailles du fort ; l’accès est limité car le site appartient à la Guardia di Finanza . On peut l’apercevoir depuis la mer lors d’une excursion ou en empruntant le sentier côtier depuis Lido di Capoliveri . Le toponyme Focardo pourrait venir de focus (« feu ») ; tout près se trouvent les criques de Barbarossa et Zuccale pour une baignade .

Phare du Scoglio d’Africa

Dressé sur un rocher à 5 km de Montecristo et à 30 km de Pianosa, ce phare conique en pierre de 16 m a été construit en 1867. La lanterne, à 19 m, émet un éclat blanc toutes les 5 secondes et est alimentée par des panneaux solaires . Les blocs ont été taillés à Pianosa et transportés par mer ; les vagues peuvent engloutir la tour en hiver . L’îlot est inaccessible, mais on peut voir le phare lors d’excursions en bateau autour de Montecristo ou en observant depuis la côte sud de l’île .

Phare de Monte Poro

Ce petit phare du XXᵉ siècle se trouve sur la colline de Monte Poro sur la côte sud‑ouest. La tour carrée de 7 m porte une lanterne d’aluminium située à 160 m au‑dessus de la mer, ce qui permet une portée de 16 milles . On y accède à pied ; les sentiers partent de Marina di Campo ou de Sant’Ilario et traversent le maquis . Le site utilise une lentille de Fresnel de 5ᵉ ordre et porte un mémorial à la bataille du 17 juin 1944, lorsque les résistants elbains et les alliés libérèrent l’île . La randonnée dure environ 1 h 30 et nécessite de l’eau et de bonnes chaussures .

Phare de Marina di Campo

Sur la colline dominant l’ancien village de pêcheurs de Marina di Campo, un petit phare fonctionne depuis 1901. Il s’agit d’un mât blanc avec lanterne rouge fixé sur un bâtiment jaune, à 34 m d’altitude ; il clignote toutes les 3 secondes . Bien que modeste, il est essentiel pour guider les bateaux dans le port . Depuis Lacona, on rejoint Marina di Campo en 15 minutes ; un escalier mène au phare où l’on bénéficie d’une vue sur la longue plage . La lanterne est décorée de fanions lors de la fête de San Gaetano fin août .

Phare du Scoglietto de Portoferraio

Ce phare se dresse sur un îlot rocheux à 1,4 km de Punta Capo Bianco et à 1 km de Punta Falconaia. Le premier phare fut érigé en 1910 puis reconstruit en 1945 après la guerre . La tour en pierre de 8 m comporte deux étages cylindriques ; la lumière, à 24 m, émet deux éclats blancs alternés toutes les 6 secondes et est alimentée par panneaux solaires . L’îlot est une réserve marine : les clubs de plongée organisent des sorties pour observer mérous, barracudas et gorgones . L’accès à terre est interdit .

Tour du Gallo (Moletto della Sanità)

La Torre del Gallo, érigée en 1733 sur le moletto de Portoferraio puis reconstruite en 1934, doit son nom au coq de bronze (aujourd’hui disparu) qui la couronnait et symbolisait « l’aube » de la ville fortifiée . En 1902, un phare a été installé sur cette tour : la petite tour de 5 m porte un feu rouge continu (lampes de 60 W) pour éclairer le quai . Les visiteurs peuvent la voir depuis la promenade ou les ferries ; le bâtiment n’est pas ouvert au public .

Tour de la Linguella (Torre del Martello)

À l’entrée de la rade de Portoferraio s’élève la tour de la Linguella, construite en 1548 sur des vestiges romains. D’abord utilisée comme entrepôt de sel, elle fut transformée en prison au XVIIIᵉ siècle et a accueilli des prisonniers célèbres, dont le futur président italien Sandro Pertini . La tour octogonale a des murs en brique et en pierre ; un feu vert rythmique y a été installé pour éclairer le port . Elle abrite aujourd’hui un petit musée archéologique et sa terrasse offre une vue sur Portoferraio . La tour est ouverte au public ; pour les horaires, il convient de se renseigner auprès de l’hôtel .

Phare de Rio Marina (désaffecté)

À Rio Marina, sur la côte est, un petit phare de 4,5 m a été construit en 1914 sur une roche dominant le quai ; il comportait un créneau néo‑médiéval . Il servait à signaler le chargement du minerai de fer mais fut désaffecté lors de l’agrandissement du port en 1960. La lanterne a disparu, mais on peut grimper jusqu’à la base via un escalier et profiter de la vue sur le port .

Semaforo de Montegrosso

Ce poste sémaphorique du XIXᵉ siècle est situé à 348 m au-dessus de la mer sur la pointe nord de l’île. Activé en 1842, il servait à surveiller le trafic naval et les conditions météorologiques . Il tomba en ruine après 1960 : le toit s’est effondré mais les murs et la base de l’antenne subsistent . On peut y accéder via un sentier depuis Cavo ou Nisporto ; la randonnée d’environ une heure offre une vue spectaculaire . Le poste collectait des données pour l’Institut hydrographique et servait d’observatoire antiaérien pendant la Seconde Guerre mondiale .

Poste de Capo Ortano

Situé sur un promontoire qui ferme la baie de Rio Marina, la station de Capo Ortano fut conçue en 1827 pour la Marine royale et servait également de poste antiaérien pendant la Seconde Guerre mondiale . À environ 150 m d’altitude, elle se composait d’un bâtiment rectangulaire et d’une petite tour avec antennes ; seuls les murs sont encore debout . Un sentier part du camping Ortano ou de la route panoramique de Capoliveri et mène aux ruines . On y découvre aussi la source de l’ancienne mine de fer de Rio Marina .

Semaforo de Campo alle Serre

Le sémaphore de Campo alle Serre, construit en 1888 sur un ancien poste de garde du XVIᵉ siècle, est situé à 601 m d’altitude sur le versant ouest de l’île . Il contrôlait le canal de Corse et possédait un observatoire météorologique jusqu’à sa désaffectation en 1953 . Aujourd’hui subsistent une structure en deux parties et un pylône métallique ; un tiburio octogonal signalait l’emplacement de la lanterne . Les ruines sont accessibles par le sentier de la Grande Traversée d’Elbe ou le sentier 125 depuis Pomonte, puis le sentier 176 . La randonnée, d’environ deux heures, offre des panoramas sur la Corse et les îles voisines. Une légende d’amour tragique entre Marinella de Chiessi et l’opérateur du sémaphore Osvaldo Schiaffino est associée à ce lieu .

Autres phares et feux secondaires

Le guide mentionne également des signaux plus modestes : le feu vert au bout de la jetée de Portoferraio, le phare de Pianosa construit en 1864 (isoletta au sud d’Elbe), ainsi que des feux situés sur la côte toscane (Punta Ala, Marina di Scarlino, Piombino) .

Itinéraire de randonnée des phares

Pour les amateurs de marche, l’article propose un « Cammino dei Fari » en plusieurs étapes reliant les structures décrites. Chaque étape est accessible depuis l’Hôtel Giardino  :

  1. De Lacona à Capo Focardo : départ à pied de l’hôtel, montée au promontoire de Capo Stella, puis chemin côtier vers Capo Focardo et retour en bus ; environ 12 km, niveau modéré .
  2. Portoferraio et ses tours : trajet en voiture ou bus jusqu’à Portoferraio, visite de Forte Stella et des tours de la Linguella et du Gallo, balade jusqu’au Scoglietto ; environ 5 km, facile .
  3. Ouest sauvage – Patresi et Punta Polveraia : route jusqu’à Patresi, courte marche jusqu’au phare, éventuellement poursuite vers le sémaphore de Campo alle Serre ; 6 à 14 km selon l’option, difficulté moyenne à élevée .
  4. Mines de Rio et tours orientales : visite du parc minier de Rio Marina et du phare désaffecté, puis excursion au poste de Capo Ortano et au fort de Capo Focardo ; environ 10 km, niveau moyen .
  5. Monte Poro et Marina di Campo : randonnée de Marina di Campo jusqu’au phare de Monte Poro, retour par San Piero et visite du feu du village ; environ 8 km, niveau moyen .
  6. Îlots et côte nord : excursion en bateau au Scoglietto, à Palmaiola et, si possible, au Scoglio d’Africa ; idéale pour la plongée et la photographie .

Ces étapes sont modulables et l’hôtel peut organiser transport, paniers‑repas et réservations .

Que faire près de l’Hôtel Giardino

Lacona et ses environs ne se résument pas aux phares. L’article suggère plusieurs activités :

  • Plages : la grande plage de Lacona (1,2 km), idéale pour les familles ; la crique cachée de Laconella à 15 minutes à pied ; les petites baies de Felciaio et de Capo Stella pour le snorkeling .
  • Villages à visiter : Capoliveri (village perché animé, Piazza Matteotti), Porto Azzurro (port avec promenade et sanctuaire de Monserrato), Marina di Campo (station balnéaire avec la plus longue plage de l’île) et Portoferraio (capitale historique avec la Villa dei Mulini et le musée de la Linguella) .
  • Nature et trekking : le Monte Capanne, plus haut sommet de l’île, accessible par téléphérique ou par une randonnée ardue ; le Parc national de l’archipel toscan, qui englobe Lacona et ses dunes ; le sentier des Minierine autour de Capoliveri .
  • Services de l’hôtel : excursions en bateau autour de Capo Stella et Capo Focardo, location de vélos et de scooters, plongée et snorkeling en partenariat avec des clubs, dîners typiques avec plats elbains (cacciucco, stoccafisso, gurguglione) et menus pour enfants ou personnes intolérantes .

Questions fréquentes et conseils pratiques

Le guide répond aussi aux questions courantes :

  • Meilleure période : le printemps (avril‑juin) et l’automne (septembre‑octobre) offrent des températures douces et moins d’affluence ; l’été est chaud et fréquenté ; en hiver certains chemins sont venteux mais les phares restent visibles .
  • Location de voiture : elle est recommandée bien que les bus relient les principales villes ; l’hôtel propose des places de parking et peut conseiller un loueur .
  • Réservation du ferry : il est préférable de réserver à l’avance, surtout en été ; l’hôtel procure des billets à tarif réduit et aide à choisir l’horaire .
  • Accessibilité : certains phares sont facilement accessibles pour les enfants et les personnes âgées (Forte Stella, Capo Focardo, Marina di Campo) tandis que d’autres nécessitent une bonne forme physique (Punta Polveraia, Monte Poro, Campo alle Serre) .
  • Hébergement dans les phares : aucun phare d’Elbe ne propose de chambres d’hôtes ; l’Hôtel Giardino demeure la meilleure base .
  • Équipement : prévoir chaussures de randonnée, eau, chapeau, crème solaire, bâtons et veste coupe‑vent selon la difficulté ; jumelles et appareil photo sont utiles pour repérer les phares et les oiseaux .
  • Légendes : la plus célèbre raconte l’amour tragique entre Marinella de Chiessi et l’opérateur du sémaphore de Campo alle Serre ; une autre évoque le coq en or de la tour du Gallo dérobé par des pirates .

Conclusion

L’île d’Elbe offre un fascinant mélange de nature et d’histoire. Ses phares et tours côtières témoignent des siècles de navigation et de défense : le puissant phare de Forte Stella, les tours romantiques de la Linguella et du Gallo, les isolés Palmaiola et Scoglio d’Africa, et les sémaphores oubliés dans les montagnes . Parcourir ces sites à pied ou en bateau permet de profiter de paysages grandioses, de parfums de maquis et de panoramas sur les îles voisines. L’équipe de l’Hôtel Giardino invite les voyageurs à découvrir ces lieux en bénéficiant d’un accueil chaleureux, d’informations personnalisées et d’une situation stratégique.